
Le vide n’est pas vide. Il possède de l’énergie. C’est d’ailleurs pour cela que l’univers s’accroit en permanence et qu’il existe une constante cosmologique non nulle.
Mais comment le vide peut-il posséder de l’énergie, et donc de la matière, puisqu’il est "vide"?
Réponse: c’est l’un des paradoxes de la mécanique quantique. On observe un phénomène d’effervescence quantique, ce que certains physiciens ont appelé (assez perversement) la "panique quantique". Les théoriciens de la physique considèrent en effet le vide comme un espace saturé de particules qui oscillent entre le néant et une forme d’existence quantique. Ces oscillations entre existence et néant se font si rapidement qu’on ne peut pas les détecter.
Le vide ressemble donc à un immense océan d’électrons et de positrons (les anti-particules des électrons) qui en moyenne s’annulent les uns les autres (ce qui produit le "vide"), mais qui, de façon aléatoire et très brève, font sans cesse apparaître des "particules virtuelles" (eh! oui, le virtuel est fourré dans le vide même).
Ces particules résultant de la "panique quantique" ont beau être virtuelles, elles n’en ont pas moins des effets bien réels.
C’est en fin de compte à ces particules virtuelles que l’on fait remonter l’origine de la force gravitationnelle qui règle l’expansion des galaxies, et des univers.
Finalement ce schéma général (le vide pas vraiment vide, la panique quantique, l’effervescence permanente de particules virtuelles qui meuvent l’expansion des galaxies bien réelles) correspond assez bien à l’intuition d’un Epicure. Son clinamen ressemble fort à une effervescence quantique.
Mais si les dernières théories des physiciens théoriciens donnent ainsi raison à Epicure et son hasard créateur, il faut bien comprendre toute la portée de la chose: cela signe l’échec des idées d’un Einstein ou d’un Max Planck concernant le déterminisme rigoureux des lois de l’univers. Dans le même temps c’est un pan entier de l’idéologie occidentale qui s’effondre du même coup dans la poussière (quantique) des étoiles. Fini Spinoza, terminé Hobbes, ras le bol d’Holbach, kaput Kant.
Sur ces bases nouvelles , une philosophie de la liberté et une théologie politique de l’indétermination fondamentale pourront et devront être élaborées. Ce sera le travail du 21ème siècle après les cinq derniers siècles dits "modernes".
Vous avez noté »à ce sujet », le GRIT c’est fini…
Je me demande si notre façon de voir les choses par ici, façon rationnel Descartes j’te décortique et te planifie tout en me la pêtant façon enarque ou x, est un handicap ou un atout (par contre-réaction) dans cette tâche qui attend les nouvelles générations, introduire le flou de l’indétermination de etc etc
L’indétermination fondamentale crève les yeux et les oreilles mais c’est la chose la plus difficile à voir et à entendre…
Mais quelques petites expériences peuvent aider
[...] http://queau.eu/?p=718 a few seconds ago from Twhirl [...]
pas étonnant avec les yeux et les oreilles crevées d’avoir du mal à voir et à entendre