Dans cette image schématique d'une graine d'angiosperme cotylédoné, l'embryon (d) ressemble à un ange dont les ailes tournées vers le haut seraient le cotylédon (c):

Bien entendu, on peut avoir d'autres métaphores en tête. Mais j'aime bien ce rapport de la graine à l'ange. L'un est presque l'anagramme de l'autre aux lettres r et i près. Quant à la montée et à la croissance, ils s'équivalent peut-être dans leurs domaines propres, qui sait. Continuons la métaphore. Le tégument (a) semble une enveloppe bien close, une sorte de ciel petit, enroulé sur lui-même, comme un sac ou une cosse. L'ange ici n'a que deux ailes, alors que la littérature spécialisée rapporte des cas d'anges à trois paires d'ailes, ce qui en fait six. Nous ne sommes pas dans cette configuration. Sans doute le cotylédon n'a pas de nature chérubinique.

Il me paraît propre aux rêves, surtout en plein mois de mai, de penser à toutes ces graines, surtout les angiospermes, comme à des anges serrés dans leurs téguments, méditant dans l'ombre leur envol proche.